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Manifeste pour une Corse souveraine et le processus de Beauveau
de Jean-Maris Guillem - 132 pages
Le terme « souveraineté » résonne fréquemment lorsqu’il s’agit d’évoquer le destin de la Corse. À l’aube d’une éventuelle métamorphose du statut
juridique de notre île, il est impératif de méditer sur la mutation politique la plus judicieuse. Une avancée trop timorée en matière de compétence
se révélerait une trahison, un écho douloureux d’une histoire dont nous n’aurions rien appris. Aspirer à une indépendance précipitée, sans transition
réfléchie, ne ferait que valider les discours jacobins arguant de notre incapacité à prospérer sans la France. Il est donc capital de concevoir un projet
économique pour la Corse de demain, dans l’éventualité de son accession à la souveraineté. Certes, sans connaître la portée des compétences qui nous
seront dévolues, élaborer un programme pour l’essor économique de notre île s’avère ardu. Néanmoins, en discernant les convergences au sein du
mouvement national et en reconnaissant nos forces et potentialités, nous saurons quelle direction emprunter lors des négociations avec l’État français.
Dans cette optique, celle d’initier le débat et de tracer des chemins de réflexion, ce manifeste élabore un plaidoyer pour soutenir des idées dans ces deux
sphères. C’est là l’essence d’une ébauche : une esquisse à affiner. Elle ne pourra éclore qu’au sein d’un projet commun, mettant temporairement de côté
certaines questions politiques pour résoudre ce qui semble faire consensus face à l’état déplorable de notre territoire. Cependant, chaque projet commun doit s’ancrer dans une ligne directrice idéologique répondant aux réalités inhérentes à la conjoncture actuelle et aux solutions les plus judicieuses,
en fonction des compétences qui nous seront octroyées et de nos atouts. La souveraineté doit également être économique, s’appuyant sur ses qualités
productrices pour faire d’une éventuelle autonomie une source de développement pour la Corse, synonyme d’amélioration du niveau de vie de ses
habitants. Ce livre ne prétend pas détenir la clé ultime de ce que serait une souveraineté idéale sur le plan institutionnel, ni proposer la solution parfaite
à une économie corse axée sur les services et en totale dépendance spéculative. Bien que ce manifeste soit un avis personnel qui simplifie grandement
de nombreux concepts qu’il aborde, il demeure un outil aspirant à l’émancipation par la proposition d’idées. Le pire scénario serait la résignation ou
une posture dénuée de fondement, car n’oublions jamais : « à la fin, un révolutionnaire, il gagne ou il meurt ».
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